Vous aimeriez savoir comment ça se passe quand des personnes joyeuses et engagées se rencontrent ? Dans un texte écrit à 4 mains, Adeline et Estelle vous racontent comment elles ont vécu ce moment fort.
Attention, vous n’êtes pas à l’abris de quelques “private joke” (le mieux pour les comprendre, c’est d’être là l’an prochain 😉)
Bienvenue à Lyon pour le séminaire Margoo : “On se rencontre enfin”
Que ce soit la première fois, ou qu’on soit un habitué (soit, la deuxième fois !), l’arrivée dans un groupe fait toujours battre le cœur.
Adeline, bijoutière, tout premier séminaire Margoo
Je déambule dans les rues de Lyon ce lundi matin pour me rendre au séminaire Margoo. Je n’ai encore jamais eu l’occasion de rencontrer les membres de l’association, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. J’ouvre la porte de l’Orangerie et je suis accueillie par les sourires de Léa, Claire et Matthieu et par « On se rencontre enfin ». Je me laisse porter par la belle énergie de ce moment de trouvailles et retrouvailles pour certains.
Estelle, photographe, une habituée du séminaire et des visio
Début novembre, début de semaine, fin de vacances et pourtant, je me sens joyeuse comme avant d’arriver à une cousinade. Contente de retrouver des gens que j’adore mais que je ne vois pas souvent. Contente de “mettre les pieds sous la table”, de ne rien avoir organisé, de ne pas être en “charge” ça libère l’esprit pour créer de nouvelles connexions.
Petit feu d’artifice émotionnel en ouvrant la porte, je dis bonjour aux camarades avec de grandes embrassades chaleureuses, et je découvre les nouvelles têtes : les personnes qui vont monter dans le train Margoo avec nous pendant ces deux jours.
Un lieu écoresponsable pour accueillir un groupe de prestataires engagés
L’orangerie est un lieu accueillant. Les grandes baies vitrées laissent pénétrer les rayons du soleil dans ce tiers lieu éco-conçu (matériaux naturels, réemploi des eaux usées, tris de déchets, traiteur végétarien…).
Nous commençons la journée par un temps “d’ice-breaker”. Autour d’un thé, café et d’une brioche à la pralines (La Pogne, une spécialité lyonnaise), les présentations se font – échanges des prénoms, des activités de chacun. Léa, Claire et Matthieu nous demandent de faire une ronde pour un jeu de « qui à déjà ? », puis nous prenons place devant la caméra pour tourner une vidéo Instagram. La première d’une longue série 😉
La vie associative comme base du collectif
La matinée est consacrée à l’AG (Assemblée générale généreuse), moment important de la vie associative. Elle permet au bureau de récapituler les actions menées et de partager les projets.
Un mot est revenu, la délégation. Notre bureau à besoin de partager les missions pour garder le feu et continuer à faire prospérer Margoo. (Alors, zou, on s’y colle et on écrit par exemple un article pour le blog. Temps de réalisation : 2h 😉).
La parole reste libre et détendue, l’important étant que chacun et chacune puisse s’exprimer, à l’oral ou dans la boîte à idée prévue pour Margaux à cet effet.
Un escape game coopératif pour mieux nous connaître
L’après-midi, des petites maisons en bois, réparties sur plusieurs tables, nous attendent. Nous sommes missionnés, en équipe, de retrouver le discours perdu d’une députée sur l’état actuel de notre climat. Nous nous mettons au travail pour résoudre les énigmes en lien avec la consommation des appareils ménagers, le tri des déchets etc..
Cet escape game animé par Hélène de Chouette impact, nous rappelle que chaque geste compte autant dans notre quotidien que dans nos entreprises.
La soirée dont on parlera toute l’année…
Bon, soyons honnête, L’AG, les jeux, les repas végé, on adore. Mais LA raison pour laquelle on traverse toutes et tous la France, c’est pour la soirée du lundi et son fameux blindtest : les photographes contre Laura le reste du monde ! Le score restera à discrétion (nb : ce paragraphe est écrit par une photographe dont l’égo ne souffre pas la défaite…) mais la soirée dansante fût un grand moment de réconciliation.
Penser ensembles les règles du mariage écoresponsable
Jour 2, des cernes sous les yeux et des polaroids dans les poches, on a commencé par un café/thé/pogne lyonnaise, et pour les plus téméraires, un passage au photobooth de Florian. Comme les images Paninis, les plus marquantes valent de l’or (fairmined of course).
Co-écrire les chartes métiers : ce seront nos chartes d’engagements professionnel.
Ensuite nous avons travaillé en petits groupes sur le sujet essentiel des chartes métiers. La co-écriture nous pousse à réfléchir dans les détails à ce qui fait notre engagement, et quelles actions nous considérons comme essentielles pour nous définir éco-responsable.
Nous avons croisé nos regards en réfléchissant par groupes mélangeant les métiers : c’était enrichissant de comprendre les problématiques des autres prestas et d’apporter un regard frais, parfois naïf mais toujours soucieux de faire avancer nos engagements.
C’est une des forces du collectif : nous sentir partie prenante, travailler à écrire nos propres règles du jeu. Ces chartes seront bientôt mises en ligne.
Des ateliers pour apprendre et comprendre le travail des autres.
Mardi après-midi, Sandrine de Amaryllis green beauty nous fait découvrir son métier de coiffeuse et maquilleuse éco-responsable. Elle nous parle de son parcours, et nous sensibilise sur les impacts environnementaux de sa profession et des solutions qu’elle a mis en place pour les limiter et comment nous aussi nous pouvons agir.
Elodie, de Mes petites fleurs d’Auvergne, nous propose de réaliser un tableau avec des pétales de fleurs séchées. Fleurs qu’elles cultivent chez elle et qu’elle fait sécher pour réaliser ses créations. Nous repartons tout heureux de nos œuvres.
Laura de Haïlane nous a préparé de quoi fabriquer un joli coquelicot en papier. L’occasion de discuter aussi avec elle de ses contraintes, des spécificités de son travail, et de tester notre dextérité ! On est tous repartis très fiers, notre fleur épinglée sur nous, de la colle sur les doigts, et beaucoup d’admiration pour sa patience.
Partir pour mieux revenir l’an prochain
Estelle, photographe, une habituée qui traversera la France pour être là l’an prochain
Et puis il a bien fallu repartir. Fermer la grande porte en bois de l’orangerie, remercier ce hâvre de calme qui a accueilli nos fous rire pendant deux jours. Je suis repartie avec l’envie de revenir, ici ou ailleurs, avec les mêmes, ou de nouvelles têtes. La qualité et la richesse des échanges est le trésors que je viens chercher au séminaire Margoo. L’énergie et la foi en notre capacité d’agir est le bonus qui me fera tenir jusqu’à l’an prochain !
Adeline, bijoutière, nouvelle mais déjà prête à revenir !
Et puis il a bien fallu repartir. C’est autour d’un dernier verre avec ceux qui attendent leur train que se terminent ces deux jours. Je repars pleine de belles énergies, de belles rencontres et d’espoir. Mais aussi l’envie de dire “ À l’année prochaine !”
Crédit photos : Estelle Offroy